{ baby traveler }

Hello mes ptits dreamers,

Une fois n’est pas coutume nous allons parler bébé aujourd’hui…

Lorsque l’on recherche des conseils sur le net pour voyager avec un bébé, on nous donne tout un tas de conseils et astuces : commencer par de grands weekend, être seuls pour prendre nos marques,… ; il vaut mieux ne pas le faire voyager trop vite car il ne faut pas perturber son rythme et ses habitudes ; privilégiez la voiture car cela berce le bébé,… A mon sens, c’est très bien de regarder, de se renseigner, de prendre en note les conseils mais toute la question du voyage avec un bébé reste très subjective ! C’est un peu comme quand on vous dit, à partir de x mois, bébé va commencer ceci ou cela, mais chaque bébé est différent. Pour le voyage c’est pareil ! Chaque bébé est différent, chaque voyage est différent également. La seule chose que vous allez pouvoir contrôler c’est comment bien vous organiser pour votre voyage.

De mon côté, mon petit monsieur aura parcouru environ 39 000 kms, vu 5 pays, vécu 14 décollages/atterrissages, essayé la plupart des transports possibles : avions, trains, voiture, bus, tram, métro … je pense qu’il ne lui manque plus que les 2 roues. Tout cela entre ses 2ème et 9ème mois ! C’est déjà pas mal je trouve.

Je vais me concentrer sur l’avion pour le moment car c’est selon moi le mode de transport qui a le plus de particularité. Bien sûr, je vous expose là mon expérience personnelle, chacun s’organise et voyage à sa façon.

J’ai clairement une préférence pour l’avion ou le train ! Cela peut sembler plus compliqué que la voiture mais au final, lorsque bébé ne dort pas et que vous voulez le bercer ou le promener, c’est quand même beaucoup plus facile de se lever dans un train que dans une voiture.

Les contrôles de sécurité ne sont d’ailleurs pas beaucoup plus compliqué avec un bébé, je recommande vivement le porte-bébé par contre. J’ai commencé avec l’écharpe de portage et continué avec un porte-bébé physiologique : c’est l’idéal pour ne pas s’encombrer d’une poussette (même si vous pourrez la mettre en soute gratuitement selon votre compagnie).

Les bagages :

Pour la plupart des voyages j’ai plus ou moins adopté la même technique, 1 sac à langer + des trousses. Oui je suis un peu une maniaque de la trousse… pour mon dernier voyage, j’en comptais au moins 3 dans mon sac à main (grand sac à main) : 1 pour des couches + lingettes/coton pour le voyage, 1 avec les papiers d’identité, une avec la nourriture nécessaire au voyage, …

Dans le sac à langer, qui lui reste en cabine avec moi (j’ai toujours peur qu’on me perde un bagage !), je mets les vêtements, langes, tapis à langer de voyage, produits « santé » type doliprane et Cie., quelques couches supplémentaires, quelques jouets pour le voyage, tétines si nécessaire,… Il n’est pas inutile de prévoir un tee-shirt/pull de rechange en cas de petit pot sauvage.

Je fais généralement en sorte de mettre le maximum de choses vitales dans le sac à langer et le moins important dans nos bagages. Je pars également du principe qu’en cas d’oubli ou de perte, la plupart des choses peuvent être achetées sur place.

Le rythme/les repas :

Effectivement bébé peut voir son rythme un peu perturbé lors des voyages mais vous avez la possibilité de gérer certains points pour limiter les dégâts. Garder le même rythme de repas est déjà selon moi une bonne base. Que vous allaitiez ou que vous ayez à préparer des biberons/petits pots, il est finalement facile de s’adapter (dans l’avion ou le train vous pouvez demander à faire réchauffer, en voiture pensez au chauffe biberon avec prise qui se branche sur un allume-cigare), il faut juste anticiper un peu plus les choses. Evitez d’attendre le dernier moment, quand bébé est juste affamé et se met à hurler ! Vos compagnons de voyage vous en seront reconnaissants.

Prévoyez un petit biberon d’eau ou une tétée au moment du décollage et de l’atterrissage pour éviter que bébé ait mal aux oreilles. Dans mon cas, la tétine semble suffire désormais.

Pas d’inquiétude, les bouteilles d’eau (en nombre raisonnable) et produits alimentaires pour les bébés passent les contrôles de sécurité. Ils subiront par contre un test supplémentaire.

Le dodo :

L’avantage des longs vols c’est que vous pouvez avoir un berceau dans l’avion. Voyager avec un bébé vous assure généralement une place qui soit adaptée mais je ne peux que vous conseiller d’appeler la compagnie au moment de la réservation pour vous en assurer. Par chance, que les vols soit de jour ou de nuit, avec berceau ou sur nous, notre petit monsieur a toujours très bien dormi.

Une fois à destination, nous avons eu tendance à nous adapter selon la durée du séjour et selon l’âge de bébé. Plusieurs solutions sont possibles : lit-parapluie (qui peut éventuellement passer en soute gratuitement), co-dodo, lit d’hôtel dédié sécurisé avec des coussins dans lequel on a posé un cocoonababy, ou encore mon préféré ce que j’appelle la tente quechua pour bébé (autrement dit les lits nomades). Pour notre dernier voyage, on a utilisé la tente Ludi, c’était parfait! Dans ce cas précis, c’est plutôt à vous de voir selon vos habitudes et selon si vous voulez voyager plus ou moins léger.

Et pour ce qui est des micro-siestes, une fois encore le porte-bébé est idéal.

 

Vous l’aurez donc compris et je le répète, il n’est pas du tout impossible de voyager avec un bébé, il faut juste s’organiser un peu et respecter le rythme de bébé autant que possible…

A très vite pour le récit de nos aventures à Miami!

{ Guiana Color Run }

Hello mes ptits dreamers,

Il y a quelques jours déjà (car je suis vraiment en retard), les rues de Cayenne se sont transformées en festival des couleurs; nous avons vécu notre première color run.

Moi qui n’ait jamais réussi à la faire sur Paris, j’ai enfin pu y arriver cette année ! 3km de course, non chronométrée donc vous pouvez y aller en marchant, le principal est de s’amuser et de finir haut en couleurs!

A chaque kilomètre, des jets de couleurs traversent l’air et bien sûr, il faut compter sur vos partenaires pour vous colorer de poudre avant, pendant et après la course!

Vivement la prochaine …

|PHOTOGRAPHY | Mon Canon et moi |INSTAGRAM| @_marionh_

 

{ le potier de Cacao }

Hello mes ptits dreamers,

Au bout d’un mois de confinement à Cayenne, le temps peut devenir un peu long alors le weekend dernier, nous avons profité d’une levée des barrages pour Pâques et nous sommes allés nous promener du coté de Cacao. Vous savez, le petit village hmong dont je vous ai déjà parlé (ici ou encore ici pour les retardataires).

Il est bien sûr inévitable d’y faire son marché, de manger une soupe, de visiter le musée du Planeur Bleu avec ses spécimens d’insectes guyanais que l’on n’aimeraient pas croiser chez soi pour certains, … mais un autre incontournable est bien évidemment l’atelier de poterie de Cacao.

Jean-Philippe est, depuis 10 ans, une figure emblématique de Cacao. Niché sur les hauteurs du village, son atelier reflète sa simplicité et son humour. Autodidacte, la poterie, il l’a appris à travers les livres, Google et les voyages toujours riches en nouvelles rencontres et découvertes. Le top du moment, les tasses J’M KKO ou Nou Kafé Sa, et bien évidemment les poteries effets craquelées auxquelles je n’ai pas su résister. Bien évidemment tout est 100% local! On ne peut que valider !

Je vous laisse avec quelques images et je vous invite fortement à y passer si vous êtes dans le coin. Vous y serez agréablement reçus à tout moment de la journée ou de la semaine.

|PHOTOGRAPHY – VIDEO| Mon Canon et moi |INSTAGRAM| @_marionh_

{ quand la Guyane dit stop }

Hello mes ptits dreamers,

J’ai l’habitude de vous montrer une image de la Guyane avec ses superbes levers de soleil, le charme des tortues, sa faune et sa flore luxuriante, mais je ne vous parle pas vraiment de ce qui ne va pas. Non pas que ça ne m’intéresse pas ou que je ne veuille pas le faire mais j’estime que je n’ai forcément de légitimité à parler de ces sujets… Malgré tout, aujourd’hui, j’ai décidé de me réveiller comme tous les guyanais qui sont en train de montrer qu’ils ont des revendications légitimes à exprimer. Je ne dis pas qu’ils dormaient jusqu’à maintenant, bien au contraire, mais c’est d’autant plus flagrant cette semaine.

J’ai également décidé de vous en faire part car comme beaucoup de gens ici, je déplore que les médias de métropole ne réagissent pas ou commencent tout juste… Je me dis qu’à mon petit niveau, si moi j’en parle et que je montre la réalité de la situation, ceux qui me suivent le verront, en parleront à leur tour et ainsi la Guyane apparaîtra dans les conversations pour des raisons autres que sa miss France ou sa série Canal +.

 

Bref, voici mon résumé de « que se passe-t-il donc en Guyane en ce moment? »

 

Depuis plusieurs semaines, le ton monte. Insécurité, santé, agriculture, tous les secteurs y passent et les revendications sont nombreuses. Construction de commissariats, maintien d’escadrons mobiles, annulation de la vente de l’hôpital de Kourou, déblocage du pacte d’avenir, aides  aux agriculteurs, …

La semaine dernière, des tensions apparaissaient déjà suite à la venue de Ségolène Royal qui a écourtée sa visite et n’a pas inauguré comme envisagé le pont de l’Oyapock, après une intervention musclée du collectif « 500 frères », lequel dénonce la violence qui sévit dans les rues guyanaises.

Mardi, le lancement de la fusée Ariane a été annulée suite à des blocages rendant impossible l’accès au centre spatial.

 

Vendredi.

Au réveil, j’apprends qu’il y a un barrage entre Matoury et Cayenne. Bonne nouvelle pour mon petit monsieur qui ne pourra pas accéder à sa nounou et sera donc coincé avec son daddy à la maison. Au fil de la matinée, les barrages envahissent de plus en plus de rond-points, les communes deviennent de plus en plus inaccessibles…

Midi. Je sors acheter un sandwich et là, surprise, les rideaux métalliques des commerces se baissent, tout est fermé dans Cayenne! Je remonte au bureau, on fait le point sur la situation, finalement on suit le mouvement, on ferme tout! Chacun rentre chez soi… parfois plus facile à dire qu’à faire car les barrages se sont multipliés (certains officiels, tenus par les collectifs, d’autres sauvages, que les forces de l’ordre ont pour consigne d’éliminer) et il faut donc trouver des solutions pour accéder à sa voiture de l’autre côté du barrage ou la laisser quelque part avant le barrage et trouver un chauffeur de l’autre côté du barrage qui voudra bien nous ramener à domicile.

Pendant ce temps le vol Air France faisait demi-tour au-dessus de l’Atlantique faute de pouvoir atterrir et se ravitailler correctement puisque l’aéroport doit faire face à un manque de personnel !

Début de soirée. Une table ronde se tient sur un rond-point de Cayenne avec entre autre Rodolphe Alexandre, les 500 frères,…

22h. Des vidéos plutôt inquiétantes circulent sur les réseaux sociaux. Tout comme cela arrive en métropole en marge des manifestations, certains profitent de la situation, Cayenne devient une zone à éviter !

 

Samedi.

Les barrages se maintiennent. Un couvre-feu est remis en place pour les mineurs afin d’éviter les ennuis de la nuit.

La peur que la situation dure conduit la gens à envahir les supermarchés, les stations-services, … les temps d’attente aux caisses augmentent à mesure que les rayons se vident. Cayenne est devenue une ville morte. Les rues sont désertes, les commerces sont presque tous fermés, seuls quelques pharmacies et boulangeries sont ouvertes. Les libres-services (petites supérettes locales) sont fermés mais répondent aux demandes des clients via des petites ouvertures sur leur porte. On se demande si l’on doit donner un mot de passe comme pour accéder à un cercle privé qui nous donnerait quelques paquets de pâtes en cas de pénurie…

Sur les ronds-points la solidarité est de rigueur. Les guyanais fournissent nourritures et boissons aux collectifs qui tiennent les barrages, des barbecues s’improvisent,…

Je crois que ce qui m’a le plus impressionné est la vitesse à laquelle le mouvement a pris cette ampleur. Jamais en métropole une ville se retrouve isolée ainsi – j’avoue que le fait de n’avoir que 4 routes nationales en Guyane aide un peu !

Combien de temps cela va durer, on ne le sait pas,… En attendant je vous laisse vivre la situation en images.